Voici Sergio : un doctorant originaire d’un État non membre qui travaille au sein de la collaboration LHCb

Sergio, originaire de Colombie, prépare un doctorat au sein de la collaboration LHCb au CERN dans le cadre du programme de bourses de doctorat pour les étudiants non ressortissants d’un État membre. Ses recherches portent sur la physique des saveurs lourdes, et plus particulièrement sur la production de quarks charmés et de quarks bottom.

Portait: Sergio

Sergio venait d’entrer à l’université lorsque le boson de Higgs a été découvert et, en tant qu’étudiant de première année en physique, il se souvient très bien de l’effervescence qui a suivi l’attribution du prix Nobel à Peter Higgs et François Englert.

C’est plus tard au cours de ses études universitaires qu’il s’est intéressé à la physique des saveurs lourdes, domaine sur lequel portent aujourd’hui ses recherches au sein de la collaboration LHCb au CERN. Ses travaux portent sur la polarisation des baryons (ce qui se passe lorsqu’ils tournent sur eux-mêmes).

Les mesures de ces polarisations sont importantes car elles permettent d’affiner les modèles théoriques de la force forte et d’améliorer les calculs effectués au LHCb, tout en constituant des données essentielles pour de futures études, notamment les mesures des moments dipolaires des baryons lambda et des baryons en cascade.

Il a beaucoup apprécié cette expérience, qui a été rendue particulièrement enrichissante grâce à une équipe de travail sympathique et à des superviseurs qui l’ont soutenu. Il se sent motivé à poursuivre sa carrière universitaire et, à terme, il aimerait rentrer chez lui pour encourager d’autres étudiants colombiens à suivre la même voie.

À propos de l’importance de ce type de recherche, il déclare :

« La curiosité humaine n’a pas besoin d’être motivée par quelque chose. C’est une qualité que nous cultivons depuis l’aube de l’humanité. La plupart du temps, elle ne répondait à aucune motivation particulière, elle surgissait simplement de manière spontanée. Il est important de cultiver cet esprit partout. C’est ce qui fait de nous des êtres humains. »

Pour finir, nous avons posé à Sergio une question très importante : comment expliquerais-tu tes recherches à un enfant de cinq ans ?

Au LHC, nous faisons entrer en collision ce que l’on appelle des protons – l’un des éléments constitutifs de tout ce qui existe dans l’univers – à des énergies très élevées, car cela leur permet d’atteindre une vitesse très élevée et de s’entrechoquer.

Une fois qu’elles entrent en collision, elles nous permettent d’observer un monde inconnu : des parties de l’univers que nous ne pouvons pas voir dans notre vie quotidienne. Les baryons charmés font partie des types de particules produites lors de ces collisions. Ils sont constitués de trois particules minuscules que l’on appelle des quarks. L’un d’entre eux, le plus lourd, est le quark charmé. Ces particules sont intéressantes car elles sont produites en grande quantité lors de ces collisions et nous aident à comprendre de nombreux aspects du comportement des forces forte et faible.



Le programme de bourses de doctorat pour les étudiants non ressortissants d’un État membre relie le CERN au reste du monde, favorisant ainsi l’émergence d’une nouvelle communauté de recherche mondiale composée d’esprits brillants qui assouvissent leur curiosité aux premières lignes de la recherche fondamentale de pointe. Ce programme est soutené par des dons extérieurs.